Accusée d’avoir affamé à mort Amandine, adolescente de 13 ans, sa mère reconnaît les faits
La mère de l’adolescente est jugée depuis lundi. Après avoir nié pendant quatre ans, elle a pour la première fois reconnu les faits lors d’un verdict attendu vendredi au plus tard.
Des violences insoutenables
Coups, privations de nourriture, humiliations. Accusée d’avoir affamé à mort Amandine, adolescente de 13 ans, sa mère a finalement admis sa culpabilité au deuxième jour de son procès. La cour a qualifié ces actes de totalitarisme familial, dépeignant ainsi l’horreur vécue par la jeune fille.
Les preuves accablantes
Avant de suspendre l’audience, le président de la cour a diffusé un enregistrement audio, réalisé par des voisins en 2019. On pouvait y entendre les cris, les pleurs et les sanglots d’Amandine, alors que sa mère, Sandrine P., était également audible. Ce témoignage accablant a contribué à faire céder l’accusée.
Reconnaissance des faits
Interrogée par le magistrat, Sandrine P. a confessé les violences commises sur Amandine entre 2014 et le début du confinement en mars 2020. Elle a également reconnu les actes de torture et de barbarie qui ont eu lieu pendant le confinement, notamment les humiliations et l’affamement de sa fille. Sans fournir d’explications, elle a simplement admis sa responsabilité.
Culpabilité partagée
Le compagnon de Sandrine P., Jean-Michel C., est également impliqué dans cette affaire. Il est accusé d’avoir privé de soins et d’aliments la belle-fille, et risque une peine de 30 ans de réclusion. Il a également avoué sa culpabilité, exprimant un sentiment de profonde remords.
Une tragédie inhumaine
Le 6 août 2020, Amandine a succombé à un arrêt cardiaque au domicile familial. À ce moment-là, elle ne pesait plus que 28 kg pour 1,55 m, victime des actes de torture et de barbarie que sa mère et son compagnon lui ont infligés. Ces faits ont enfin été reconnus, après quatre années de négation, et l’accusée risque désormais la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict sera rendu vendredi au plus tard.