Mehdi Nemmouche : J’ai été un terroriste et je ne m’en excuserai jamais
Mehdi Nemmouche, accusé d’avoir été un geôlier de journalistes français en Syrie pour le compte du groupe Etat islamique en 2013, a pris la parole devant la cour d’assises spéciale de Paris vendredi 21 mars. Il a affirmé une fois de plus qu’il avait uniquement combattu pour le groupe jihadiste et contre le régime de Bachar al-Assad, niant toute implication en tant que geôlier des otages occidentaux.
Le prévenu de 39 ans, qui a maintenu sa ligne de défense tout au long du procès, a déclaré: Cela fait longtemps que je suis à l’isolement, mais je navigue sans difficulté, je ne perds pas le cap. Il a ensuite enchaîné avec un débit ultra-rapide, citant une multitude de références, de Nietzsche à Poutine, en passant par Montaigne et Georges W. Bush. Son discours était principalement axé sur sa critique de l’Occident et des États-Unis, affirmant que Daesh était insignifiant comparé à ces derniers.
Il a également évoqué son séjour en Syrie, affirmant que c’est par le terrorisme que le peuple syrien s’est libéré de la dictature. Mehdi Nemmouche a clairement exprimé son refus de reconnaître ses actes, déclarant : Et oui, j’ai été un terroriste et je ne m’en excuserai jamais, je ne regrette pas un jour, pas une heure, pas un acte.
Ce discours n’a pas surpris les parties civiles présentes dans la salle d’audience. Nicolas Hénin, l’un des ex-otages, a déclaré : La reconnaissance des faits n’est plus un sujet. Son objectif est de se faire une place au panthéon du jihad. Le mien, pour ces prochaines années, sera de détruire son image et son discours. J’en fais mon combat personnel.
Le verdict sera rendu en fin de journée, pas avant 18 heures, selon le président Laurent Raviot.