Réseaux sociaux et propos discriminatoires : la position d’Aurore Bergé
La ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, s’est exprimée sur la question des propos racistes et antisémites diffusés sur les réseaux sociaux. Elle estime que les plateformes numériques doivent assumer une responsabilité similaire à celle des chaînes de télévision lorsque des contenus inappropriés y sont publiés.
Des règles claires pour les réseaux sociaux
Aurore Bergé affirme qu’il n’est pas acceptable d’avoir un laissez-passer pour tenir des propos racistes ou antisémites. Elle a récemment sommé les réseaux sociaux de mettre en place des règles strictes concernant l’exclusion des utilisateurs diffusant des contenus problématiques. La ministre a également évoqué la possibilité de sanctions en cas de manquement à ces règles de modération.
La responsabilité des grands acteurs du numérique
Les grandes entreprises technologiques telles que Meta (Facebook et Instagram), TikTok, X ou encore Twitch sont directement visées par les propos d’Aurore Bergé. Elle dénonce une modération défaillante sur ces plateformes, où prolifèrent les contenus incitant à la haine, au racisme, à l’antisémitisme, ou encore au harcèlement en ligne. La ministre insiste sur la nécessité d’établir des règles similaires à celles régissant l’audiovisuel.
Système de double authentification et sanctions
Pour lutter contre la diffusion de contenus problématiques, Aurore Bergé propose la mise en place d’un système de double authentification lors de l’inscription sur un réseau social, avec vérification d’une pièce d’identité ou d’une carte bancaire. Elle prévient que des sanctions pourraient être envisagées, pouvant aller jusqu’à 6% du chiffre d’affaires mondial des entreprises incriminées. La ministre souhaite également instaurer un âge minimum de 15 ans pour s’inscrire sur les plateformes en ligne.