Stockage de données révolutionnaire dans l’ADN
À l’université de Tokyo, une équipe de chercheurs franco-japonais explore une solution innovante pour stocker toutes nos données, qu’il s’agisse d’images, de livres ou de musique. Contrairement aux data centers traditionnels, ils envisagent de stocker ces informations dans des brins d’ADN.
Un nouveau système de codage basé sur l’ADN
Actuellement, nos données sont converties en code binaire (0 et 1) pour être stockées sur nos appareils. Cependant, ce système prend beaucoup de place et nécessite de l’électricité. Les chercheurs du laboratoire LIMMS à Tokyo examinent une autre approche en utilisant des lettres chimiques (A, T, C et G) pour représenter nos informations.
Le stockage dans des brins d’ADN synthétique
Au lieu d’utiliser de l’ADN humain, les chercheurs créent de l’ADN de synthèse pour copier ces informations. Ainsi, un email, par exemple, est encodé et stocké dans de la poussière d’ADN. Cette méthode permettrait de stocker toutes les données d’un grand data center dans un gramme d’ADN.
Les avantages de ce système novateur
Ce mode de stockage offre de nombreux avantages. Les informations peuvent être conservées dans des capsules, à l’abri de l’humidité et de la lumière, pendant des milliers d’années sans avoir besoin d’électricité. En cas de besoin, une machine spécialisée peut lire et décoder les données stockées dans l’ADN.
Des défis à relever
Bien que prometteur, ce système de stockage basé sur l’ADN présente encore des défis à surmonter. Les chercheurs doivent travailler sur une échelle plus large et résoudre des problèmes tels que la recherche efficace des données stockées sans devoir décoder l’intégralité des brins d’ADN. Ces obstacles devraient être résolus d’ici les années 2030.