Cambriolage historique du Louvre : les failles de sécurité mises en lumière par des rapports
Le 19 octobre, un cambriolage historique a secoué le musée du Louvre, laissant un butin de 88 millions d’euros introuvable à ce jour. Mais aurait-il pu être évité ? Plusieurs rapports, dont certains datant de 2017, ont depuis mis en évidence les lacunes en matière de sécurité de ce haut lieu culturel parisien.
La Cour des comptes pointe du doigt des choix au détriment de la sûreté
Un rapport de la Cour des comptes publié le 6 novembre 2025 a révélé que le Musée du Louvre avait négligé la sécurité au profit de l’attractivité entre 2018 et 2024. Les opérations visibles et attractives comme les acquisitions d’œuvres ont été privilégiées au détriment de l’entretien et de la rénovation des infrastructures de sécurité.
Un audit de sûreté avait déjà souligné des points de vulnérabilité en 2018
En 2018, un audit réalisé par le joaillier Van Cleef & Arpels mettait en lumière des failles de sécurité, telles que la porte-fenêtre et le balcon par lesquels les cambrioleurs sont entrés en 2025. Le musée n’avait pas transmis cet audit à la nouvelle direction, prise de fonction en 2021. Cette situation a conduit à des actions en termes de gouvernance pour une meilleure remontée d’informations.
Un rapport de 2017 déplore une carence en management de la sûreté
Un autre audit de 2017 réalisé par l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice a souligné des carences dans la gestion de la sécurité au sein du Louvre. La nécessité d’une solide politique globale de sûreté est apparue comme essentielle pour prévenir de possibles conséquences dramatiques.