Affaire Bétharram : L’immense honte de notre institution
Laurent Bacho, porte-parole de la Congrégation de Bétharram, s’est récemment exprimé sur l’affaire de violences sexuelles qui a secoué l’établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques. C’est avec une profonde tristesse et honte que notre institution en soit arrivée là.
Cette congrégation religieuse, qui a longtemps dirigé l’établissement en question, fait face à plus de 150 plaintes déposées par d’anciens élèves pour des faits de violences physiques et sexuelles. Cette situation nous cause une immense douleur, et nous exprimons également notre colère envers ceux qui ont agi de la sorte.
Une volonté de soutenir les victimes
Laurent Bacho souligne que bien que tout ne puisse pas être réparé, la volonté de la Congrégation est d’apporter un soutien maximal aux victimes qui continuent de souffrir. Leur bien-être est notre priorité absolue et nous ferons tout notre possible pour les aider et les accompagner.
Il évoque également l’omerta qui a entouré ces actes de violences, tant au sein des familles qu’au sein de l’institution. Il est troublant de constater que les alertes qui ont été faites à l’époque n’ont pas conduit à une réflexion approfondie et à des mesures adéquates.
Une incompréhension et des regrets
Interrogé sur sa connaissance des agissements au sein de l’établissement, le prêtre mentionne avoir été témoin d’une gifle, mais jamais de violences physiques ou sexuelles aussi graves que celles qui ont été rapportées. Il exprime son horreur face aux témoignages de coups de pied et d’enfants laissés sur le perron la nuit, considérant cela comme une véritable barbarie.
Néanmoins, il affirme n’avoir jamais caché d’éléments et ne comprend pas pourquoi les alertes de l’époque n’ont pas été prises au sérieux. Il déplore également l’existence d’une certaine omerta au sein de l’institution, qui a contribué à dissimuler ces actes abominables.
À présent, 25 ans après les faits, il est d’autant plus difficile de comprendre pourquoi ces signalements n’ont pas été pris en compte et pourquoi les victimes n’ont pas été entendues à l’époque. Cette incompréhension est réelle et nous en sommes profondément désolés.
En conclusion, il est primordial de souligner notre engagement continu envers les victimes de l’affaire Bétharram. Nous continuerons à travailler pour qu’aucun autre enfant ne subisse de telles violences, et nous espérons que la lumière sera faite sur cette sombre période de notre histoire.