Symbole de la lutte des victimes contre les géants de l’agrochimie
Face aux ressources immenses de Bayer-Monsanto, la famille de Théo est déterminée à obtenir justice. Jeudi, ils se sont retrouvés devant le tribunal français pour confronter la multinationale responsable du glyphosate, accusé d’avoir causé de graves malformations chez leur fils. Sabine Grataloup a utilisé ce célèbre herbicide pendant sa grossesse, et les parents de Théo estiment que cela a eu des conséquences dramatiques sur la santé de leur enfant. La bataille juridique a duré des années, mais ils sont plus déterminés que jamais à obtenir réparation.
Les arguments de Bayer-Monsanto
Lors de cette journée d’audience, les avocats de Bayer-Monsanto se sont employés à réfuter les accusations de la famille Grataloup. Ils ont contesté l’exposition de la mère au glyphosate, affirmant qu’il n’y avait aucune preuve tangente. Ils ont également remis en question la fiabilité des témoignages qui prétendaient avoir vu Sabine Grataloup pulvériser le pesticide sur son champ d’équitation. Le camp Monsanto a également pointé du doigt une supposée incohérence dans l’étiquette du bidon de désherbant fourni par la famille, prouvant, selon eux, qu’il ne pouvait pas provenir de l’été 2006. Enfin, ils ont contesté la validité de l’étude de 2022 menée par le Comité d’indemnisation des victimes de pesticides, soulignant le manque de preuves scientifiques reliant le glyphosate aux malformations congénitales.
La réponse de la famille Grataloup
En dépit des arguments de Bayer-Monsanto, la famille Grataloup n’a pas perdu confiance en sa cause. Sabine Grataloup a exprimé son agacement face aux moyens impressionnants déployés par la multinationale pour se défendre, soulignant la difficulté pour les victimes des pesticides d’obtenir justice. Elle a souligné les efforts qu’elle a dû consentir pour mener ses propres recherches scientifiques et recueillir des preuves en France, aux États-Unis et en Argentine. Les avocats de la famille ont présenté leurs propres arguments, insistant sur le fait que Sabine Grataloup avait bien utilisé le glyphosate au début de sa grossesse, période critique pour le développement du fœtus. Ils ont également accusé Monsanto d’avoir dissimulé les dangers de leur produit, en citant des études qui soulignent les risques pour les fœtus.
Un verdict attendu
Le tribunal rendra son verdict le 31 juillet. Si la décision n’est pas favorable à la famille Grataloup, ils ont déjà annoncé qu’ils feraient appel. De son côté, Bayer-Monsanto fera également appel s’il est reconnu responsable. Cette affaire est un symbole de la lutte des victimes des pesticides pour obtenir justice, malgré les obstacles posés par les puissantes entreprises de l’agrochimie. La famille Grataloup est déterminée à poursuivre sa bataille jusqu’au bout.