Mort d’Yvan Colonna : l’État condamné à verser 75 000 euros à sa famille
Le tribunal administratif de Marseille a condamné l’État à verser une somme de 75 000 euros à l’épouse et aux deux enfants d’Yvan Colonna. Le militant indépendantiste, condamné pour l’assassinat du préfet Érignac, est décédé en mars 2022 après avoir été agressé par un codétenu à la prison d’Arles. La décision du tribunal est basée sur les souffrances physiques et morales endurées par Yvan Colonna en raison des manquements fautifs de l’administration pénitentiaire.
Des manquements fautifs de l’administration pénitentiaire
Le tribunal administratif a souligné certains manquements de l’administration pénitentiaire, tels que le défaut de surveillance des détenus et le défaut d’inscription du codétenu, l’auteur de l’agression, en quartier d’évaluation de la radicalisation. Cependant, la décision de rejet du transfèrement d’Yvan Colonna avant son agression n’est pas considérée comme fautive par la justice. De plus, le maintien de Yvan Colonna au répertoire des détenus particulièrement signalés en raison de son profil pénal n’est pas jugé comme une faute.
Les faits de l’agression
Le 2 mars 2022, Yvan Colonna a été violemment agressé par un codétenu radicalisé, Franck Elong Abé, dans la salle de sports de la prison d’Arles. Suite à ses blessures, le militant indépendantiste est décédé. Sa mort a entraîné de nombreuses manifestations en Corse, avec des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre.
Source : franceinfo