Procès du financement libyen : Nicolas Sarkozy donne sa version

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Nicolas Sarkozy donne sa version de la visite de Mouammar Kadhafi à Paris

Au dixième jour du procès des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a été interrogé sur les contreparties diplomatiques du pacte de corruption présumé qu’il aurait conclu avec Mouammar Kadhafi. L’accusation affirme que le retour sur la scène internationale du dictateur libyen, avec la libération des infirmières bulgares et sa visite à Paris, était une des contreparties de ce pacte. Nicolas Sarkozy a commencé par fournir au tribunal une chronologie détaillée de la reprise des relations diplomatiques de la France avec la Libye. Il a souligné que le retour de la Libye dans la communauté internationale était antérieur à son action et concernait le monde entier. Il a également rappelé que la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien était une promesse qu’il avait faite lors de l’élection présidentielle de 2007. L’ancien président a expliqué que cette promesse avait été faite après avoir rencontré les familles des infirmières bulgares, qui étaient emprisonnées et condamnées à mort en Libye depuis 1999. Il a souligné que son objectif était de sortir ces femmes innocentes de cette situation abominable. Il a également mentionné le rôle de la Commission européenne dans les efforts pour obtenir leur libération. Nicolas Sarkozy a réfuté les accusations de contreparties diplomatiques liées à la visite de Mouammar Kadhafi à Paris. Il a déclaré que cette visite était une corvée à gérer et qu’il aurait préféré s’en passer, car le dictateur libyen était un personnage ingérable. Il a également souligné que la France n’avait pas payé ni organisé les activités lors de la visite, celles-ci étant prises en charge par la partie libyenne. L’ancien président a affirmé qu’il n’y avait eu aucune complicité avec le dictateur libyen, et que son seul objectif était d’obtenir la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien. Il a également indiqué qu’après cette visite, il n’a plus eu de relations avec Mouammar Kadhafi et qu’il n’avait plus entendu parler de lui avant 2011. En conclusion, Nicolas Sarkozy a soutenu que son action visait à défendre les droits de l’homme et à traiter avec les États voyous. Il a affirmé qu’il n’y avait pas eu de financement de sa campagne de 2007 de la part de la Libye, et que les accusations portaient plutôt sur une vengeance du clan Kadhafi après son soutien au Conseil national de transition libyen. Malgré son témoignage, le tribunal poursuivra ses investigations pour explorer cette version des faits.

Auteur

Jérôme Leroux, 31 ans, est un auteur passionné du monde du gaming, du cinéma et des séries. Originaire de Nantes, il a débuté sa carrière dans le journalisme en tant que contributeur indépendant pour des publications locales.

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