Le procès de Gérard Depardieu : les réquisitions du parquet
Gérard Depardieu, célèbre acteur français, est actuellement jugé pour des accusations d’agressions sexuelles sur deux femmes. Le parquet de Paris a requis une peine de 18 mois de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 20 000 euros à l’encontre de l’acteur. Le ministère public demande également une obligation de soins psychologiques et l’inscription de Gérard Depardieu au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Le jugement sera rendu ultérieurement.
Le devoir d’exemplarité de Gérard Depardieu
Le procureur, Laurent Guy, a souligné l’importance du devoir d’exemplarité de Gérard Depardieu en raison de son statut monumental dans le cinéma français. Il a décrit les plaignantes comme des femmes en situation d’infériorité sociale, soulignant le déséquilibre entre elles et la célébrité de l’acteur. Le parquet demande donc une peine adaptée à ce contexte, prenant en compte la nature des gestes ainsi que l’absence de remise en cause de la part de Gérard Depardieu.
Un dossier ordinaire aux proportions gigantesques
Le procureur a qualifié ce dossier d’agressions sexuelles d’ordinaire, malgré les proportions médiatiques qu’il a pris. Il a souligné qu’il s’agit de deux signalements indépendants pour des faits distincts, avec ou sans témoins. Pour la première plaignante, aucun témoin n’était présent lors des agressions alléguées. Pour la seconde, trois témoins oculaires ont vu quelque chose à un moment donné. Le procureur a expliqué que les gestes se sont déroulés très rapidement, rendant difficile la concordance des témoignages.
Les plaidoiries des parties civiles et de la défense
Avant les réquisitions du parquet, les parties civiles ont dénoncé la violence du procès et l’apologie du sexisme dont elles estiment avoir été victimes. Les avocats des plaignantes ont critiqué la stratégie agressive de la défense de Gérard Depardieu, ainsi que l’attaque personnelle contre les plaignantes et leurs conseils. Ils ont souligné l’importance de ne pas séparer l’homme de l’artiste et ont dénoncé la misogynie de l’acteur.
L’avocate de Gérard Depardieu a lancé une contre-attaque en mettant en doute les accusations et en suggérant un complot médiatique et policier. Elle a remis en question la crédibilité des plaignantes et a critiqué la constitution du dossier. L’acteur a nié les faits qui lui sont reprochés tout au long du procès.
Le jugement sera rendu ultérieurement et Gérard Depardieu encourt une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement.