Procès de Joël Le Scouarnec : suivez l’interrogatoire de l’ex-chirurgien sur son itinéraire professionnel et les faits reprochés
L’ancien médecin comparaît depuis huit jours à Vannes, devant la cour criminelle du Morbihan, pour des viols et des agressions sexuelles commis entre 1989 et 2014 sur près de 300 patients.
De nouvelles déclarations attendues
L’interrogatoire de Joël Le Scouarnec se poursuit, mardi 4 mars. Après être revenue sur sa personnalité, lundi après-midi pendant cinq heures, la cour criminelle du Morbihan se penche sur l’itinéraire professionnel de l’accusé, puis sur les faits et ses carnets, dans lesquels il consignait scrupuleusement les noms de ses victimes, associés à une litanie de récits de sévices.
L’ex-chirurgien est jugé depuis le 24 février pour des viols et agressions sexuelles sur près de 300 patients. Suivez notre direct.
J’en ai fini du mensonge
Joël Le Scouarnec a affirmé, lundi, être prêt à assumer certains faits qu’il a voulu dissimuler par le passé. Aujourd’hui, je me sens prêt à reconnaître certains faits de viols que j’ai voulu cacher ou nier, a-t-il déclaré, alors que la présidente de la cour criminelle du Morbihan lui avait brièvement donné la parole à l’issue de l’audition d’un enquêteur.
Je me suis laissé envahir par cette perversion
Au sixième jour de son procès, Joël Le Scouarnec a également mené une introspection lors de son interrogatoire de personnalité, qui a duré cinq heures. L’accusé s’est montré loquace et a tenté d’expliquer son basculement dans la pédocriminalité. Je me suis laissé envahir par cette perversion, a-t-il déclaré. J’étais un chirurgien ayant un comportement normal. Et à côté, j’effectuais des actes pédophiles, a-t-il soutenu.
L’Ordre des médecins désavoue ses instances départementales
Dans un communiqué publié lundi et consulté par franceinfo, l’Ordre national des médecins a déploré l’attitude de ses instances du Finistère et de Charente-Maritime. Ce n’est qu’en 2008 que le Conseil national de l’Ordre des médecins a eu connaissance de la décision de condamnation de Joël Le Scouarnec rendue en 2005 pour des faits de consultation et détention d’images pédopornographiques, alors que ce dernier demandait à transférer son lieu d’exercice, écrit l’Ordre national. Or, le Conseil départemental de Charente-Maritime n’en avait pas tiré les conséquences adéquates. A l’ouverture du procès, l’Ordre des médecins s’est fait étriller par des associations pour s’être constitué partie civile.