Le procès des policiers de la Brav-M renvoyé au 3 avril 2025
Au total, dix policiers sont cités à comparaître le 3 avril prochain. Un enregistrement sonore rendu public avait révélé des intimidations et des insultes de fonctionnaires de cette brigade motorisée à l’égard de manifestants, le 20 mars 2023, en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites, à Paris.
Les faits
Les faits se sont déroulés le 20 mars 2023, lors d’une manifestation contre la réforme des retraites à Paris. Un groupe de sept personnes a été interpellé sans preuve de leur participation à la manifestation ou à des actes de vandalisme à proximité. Dans un enregistrement sonore de 23 minutes, des propos injurieux et des menaces ont été entendus de la part des fonctionnaires à l’égard des personnes interpellées, notamment de deux étudiants nommés Salomé et Souleyman.
La décision du tribunal
Le tribunal de Bobigny a annoncé le renvoi de l’audience au 3 avril 2025. Les dix policiers, membres des brigades de répression de l’action violente motorisées (Brav-M) ainsi que des CRS, sont cités à comparaître pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique et menaces de violences. L’avocat des policiers a représenté ses clients lors de cette annonce.
Les chefs d’accusation
L’avocat des victimes, Arié Alimi, a déposé des citations directes pour dix fonctionnaires, bien que le parquet de Bobigny n’ait renvoyé que deux policiers devant la justice. Les chefs d’accusation incluent des violences à caractère racial et sexiste, ainsi que des faits d’agression sexuelle signalés par les victimes lors des fouilles corporelles. Il est à noter que c’est la première fois que toute une unité de la Brav-M sera jugée, ce qui en fait un procès représentatif de l’histoire contemporaine du maintien de l’ordre.
Les réactions des victimes
Les victimes, Salomé et Souleyman, ont réagi à la décision du tribunal en exprimant leur satisfaction quant à la tenue du procès. Ils espèrent que tous les policiers cités à comparaître seront présents le 3 avril 2025 et qu’ils répondront à la justice à visage découvert. Lors de la manifestation de mars 2023, les policiers étaient casqués, rendant impossible l’identification des agents responsables des violences et des menaces. Les informations contenues dans cet article sont basées sur une source provenant de France info.