Retraites : Il est tout à fait possible de revenir à 62 ans, répond le leader de la CFE-CGC à François Bayrou
Le président de la Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres (CFE-CGC), François Hommeril, affirme qu’il est tout à fait possible de revenir à l’âge de départ à la retraite de 62 ans. Cette déclaration fait suite à la fermeture de la porte à cette option par le Premier ministre.
Interrogé sur la possibilité d’un retour à l’âge légal de départ à la retraite de 62 ans, François Hommeril soutient qu’il est tout à fait réalisable dans le contexte international actuel. Selon lui, il est également possible de mobiliser d’autres indicateurs tels que le niveau de cotisations, le taux d’emploi des seniors, le taux d’emploi en général ou encore la productivité des emplois. Ces paramètres ont un impact plus immédiat et durable sur le moyen terme que le simple décalage de l’âge légal de départ à la retraite.
François Hommeril estime que fixer l’âge de départ à la retraite à 64 ans relève d’une forme de punition de la part des politiques envers les salariés. Selon lui, il existe d’autres solutions plus efficaces pour garantir la pérennité du système de retraite.
Réforme des retraites : L’avis du Premier ministre
Le Premier ministre, François Bayrou, s’est prononcé contre un retour à l’âge de départ à la retraite de 62 ans. Lors d’une interview sur France Inter, il a rejeté cette option dans le contexte actuel. Cependant, François Hommeril insiste sur le fait qu’il est possible de réviser cette décision et de trouver des solutions alternatives pour préserver le système de retraite.
En conclusion, selon le leader de la CFE-CGC, il est tout à fait envisageable de revenir à l’âge de départ à la retraite de 62 ans. Il propose d’utiliser d’autres indicateurs tels que le niveau de cotisations, le taux d’emploi des seniors, le taux d’emploi en général ou encore la productivité des emplois pour garantir la pérennité du système de retraite. Il considère l’âge de 64 ans comme une forme de punition infligée par les politiques aux salariés. La décision finale revient néanmoins au gouvernement de François Bayrou.