Espérance de vie et comportements
D’après l’analyse de Serge Guérin, sociologue spécialiste du vieillissement, notre espérance de vie est largement impactée par nos comportements, surtout à partir de 55 ans. Il est clair qu’à cet âge, nous payons les conséquences de nos actions (ou inactions) plus jeunes.
Une Europe à deux vitesses
Une récente étude menée par l’Ined, le BiB et le CNRS met en lumière une Europe qui évolue à des rythmes différents en termes d’espérance de vie. Certains territoires progressent, tandis que d’autres stagnent voire reculent. Cela soulève la question de savoir si l’allongement de l’espérance de vie est toujours possible en Europe.
Les facteurs en jeu
Il ressort de cette étude que plusieurs facteurs entrent en jeu dans la dynamique de l’espérance de vie. Il ne s’agit pas seulement de facteurs biologiques, mais aussi de comportements individuels. Des régions où l’économie est prospère et où les conditions de vie sont bonnes voient leur espérance de vie augmenter.
La tranche d’âge critique
La tranche d’âge entre 55 et 74 ans est particulièrement cruciale en termes d’espérance de vie. Selon Serge Guérin, c’est à cet âge que tout se joue. Les comportements adoptés plus jeunes, ainsi que la qualité des liens sociaux et la santé globale, ont un impact majeur sur la longévité.
Les conséquences des choix passés
Il est intéressant de noter que les choix faits avant l’âge de 55 ans peuvent se répercuter sur notre espérance de vie à long terme. Ne pas avoir pris soin de sa santé, son alimentation, son activité physique ou ses liens sociaux peut se payer cher une fois arrivé à cet âge pivot. Prévenir vaut mieux que guérir, souligne Serge Guérin.