Espérance de vie : Une Europe à deux vitesses
Dans une étude récente, l’Ined, le BiB et le CNRS ont mis en lumière l’émergence d’une Europe à deux vitesses en matière d’espérance de vie. Selon Serge Guérin, sociologue spécialiste du vieillissement, invité de La Matinale, cette disparité cache une double dynamique.
Une progression inégale de l’espérance de vie en Europe
Depuis quinze ans, on observe une espérance de vie à deux vitesses en Europe, avec des territoires en progression, d’autres stagnants voire en recul. Serge Guérin, auteur du livre Et si les vieux aussi sauvaient la planète ?, analyse ces résultats et met en lumière les facteurs économiques et sociaux qui influent sur cette évolution.
L’importance des comportements individuels
Selon le sociologue, l’espérance de vie est un indicateur pertinent de la qualité de vie d’un pays, liée à des facteurs sociaux, économiques et individuels. Les territoires où l’on vit plus longtemps sont souvent ceux où l’économie est florissante, où le marché du travail est dynamique, mais aussi où les individus adoptent des comportements sains, comme une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et des liens sociaux solides.
La tranche d’âge critique des 55-74 ans
Une des révélations de l’étude est que la période critique pour l’espérance de vie se situe entre 55 et 74 ans. C’est à ce moment que les comportements passés peuvent se répercuter sur la longévité, souligne Serge Guérin. Les choix de vie effectués par le passé, qu’ils soient bons ou mauvais, peuvent impacter la santé et l’espérance de vie à cet âge clé.