La lumière, nouvelle méthode antidouleur chez les animaux
Des scientifiques du CNRS ont fait publier lundi une étude dans laquelle ils expliquent avoir trouvé un moyen de réduire la douleur chez les animaux sans utiliser d’antalgiques. Une stratégie qui ouvre aussi des pistes intéressantes pour l’être humain. Les chercheurs ont identifié une protéine pouvant être ciblée pour soulager la douleur chez l’être humain, comme l’indique une étude publiée dans la revue scientifique Nature.
La découverte surprenante
Les chercheurs du CNRS ont travaillé avec des animaux et utilisé de la lumière pour les anesthésier. En braquant des rayons ultraviolets sur la zone douloureuse, ils ont réussi à anesthésier localement des rongeurs, des chauves-souris ou encore des serpents. Cette découverte a été qualifiée d’inattendue, car les scientifiques ont remarqué que les récepteurs à la douleur étaient sensibles à la lumière, malgré l’absence de sensibilité à la lumière au niveau des yeux.
Le fonctionnement de la méthode
En inhibant la transmission du message douloureux, la lumière UV agit comme un antidouleur en ciblant la protéine TRAAK chez les animaux. Contrairement à l’humain, qui ne peut pas ressentir la lumière de la même manière en raison d’une petite différence au niveau de la protéine, les rayons UV peuvent être une piste intéressante pour réduire la douleur humaine en ciblant cette même protéine.
Des perspectives pour l’avenir
Les chercheurs envisagent des procédés chimiques pour réduire la douleur humaine en ciblant la protéine TRAAK, ouvrant ainsi de nouvelles voies pour induire l’analgésie chez l’homme. Cette stratégie permettrait de freiner la douleur de manière plus ciblée et potentiellement avec moins d’effets secondaires que les médicaments traditionnels. Une avancée importante dans le domaine de la recherche sur la douleur.