Défi technologique, enjeux commerciaux… Ce qu’il faut savoir du premier lancement d’Ariane 6 avec quatre propulseurs
La fusée Ariane 6 est sur le point de relever un nouveau défi technologique en effectuant un premier lancement avec quatre propulseurs, au lieu de deux habituellement. Ce vol prévu depuis le port spatial de Kourou (Guyane) vise à mettre en orbite une trentaine de satellites pour le compte d’Amazon. Cette configuration, appelée A64, permettra à la fusée de transporter une charge utile plus importante que lors des vols précédents avec la version A62.
Quatre boosters pour une nouvelle performance
Les boosters utilisés pour les versions A62 et A64 sont les mêmes, la différence réside dans le nombre. Avec l’ajout de deux boosters supplémentaires, la fusée Ariane 6 affiche un poids total plus élevé, passant de 530 tonnes à 850 tonnes pour la version A64. Cette configuration permettra à la fusée d’avoir une poussée de 1 500 tonnes, soit l’équivalent de 100 Rafale au décollage. Ce premier lancement avec quatre boosters représente un défi technique majeur pour les équipes d’ArianeGroup.
Des enjeux commerciaux majeurs
Ce premier vol d’Ariane 6 en configuration A64 marque également une nouvelle étape sur le plan commercial. En effet, les quatre précédents vols de la fusée ont été réalisés pour le compte d’institutions gouvernementales. Cette fois, c’est un client privé, Amazon, qui confie la mise en orbite de 32 satellites de sa constellation Amazon Leo à Ariane 6. Ce partenariat s’inscrit dans la course à la connectivité mondiale, rivalisant avec d’autres projets comme Starlink d’Elon Musk.
Une prouesse technologique et des défis à relever
Ce premier lancement d’Ariane 6 avec quatre boosters représente un véritable exploit technologique, mais il soulève également de nouveaux défis. La configuration A64 engendre des défis thermiques plus importants, avec des températures pouvant atteindre 2 000°C en sortie de tuyère. Les ingénieurs et techniciens d’ArianeGroup restent prudents et humbles face à ces nouveaux enjeux, tout en affichant leur confiance dans la maturité technologique de la fusée.