Objets connectés : une surveillance accrue par les lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation ?
Les objets connectés, seront-ils bientôt traqués par les lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation ? Une publication virale suggère que les caméras de lecture des plaques d’immatriculation pourront bientôt identifier les smartphones, montres connectées ou écouteurs dans les véhicules, à des fins de surveillance.
Une technologie trompeuse
Christophe Boutry, un ancien agent de la DGSI, alerte sur une technologie appelée SignalTrace, associée aux caméras Lapi et commercialisée par l’entreprise italienne Leonardo. Cette technologie permettrait de capter les signaux des appareils connectés à proximité, pour les associer à une plaque d’immatriculation.
Une surveillance omniprésente
Selon Christophe Boutry, cette technologie pourrait permettre de surveiller divers appareils tels que les smartphones, montres connectées, trackers fitness, capteurs de pression des pneus, tablettes, et même les puces des animaux de compagnie. Il affirme que cette transition vers la technologie de Leonardo pourrait se faire rapidement et discrètement pour les citoyens.
Technologie réelle et enjeux de vie privée
Il est important de noter que SignalTrace est bien une technologie réelle, déployée aux Etats-Unis par l’entreprise Leonardo. Cette technologie soulève des questions concernant la vie privée, car elle permet de collecter des données électroniques à proximité des véhicules, sans distinction entre criminel potentiel et citoyen ordinaire.
Encadrement juridique strict
En France, l’utilisation des dispositifs de lecture automatique des plaques d’immatriculation est strictement encadrée. Les données collectées ne peuvent être conservées au-delà de trente jours et ne peuvent être utilisées que dans des cadres précis tels que la prévention du terrorisme ou la préservation de l’ordre public.
Des contraintes à la mise en place
Malgré l’existence de la technologie SignalTrace, les caméras françaises ne seront pas forcément équipées de cette technologie. Leonardo n’est pas un acteur identifié sur le marché français du Lapi, et toute évolution technique impliquerait des appels d’offres publics et des adaptations légales et réglementaires importantes.