Le 77e Festival de Cannes menacé de grève : Une comédie excentrique, ‘The Second Act’, lance l’événement phare

image de la 77ème édition du festival de cannes

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Menace de grève au Festival de Cannes

Les travailleurs du 77e Festival de Cannes ont menacé de se mettre en grève. Le conflit croissant à Gaza suscite des inquiétudes quant aux protestations et aux perturbations. L’un des directeurs du festival, Mohammad Rasoulof, se cache dans un lieu européen non divulgué après avoir fui son pays d’origine, l’Iran, qui l’a condamné à des coups de fouet et à une peine de prison pour la réalisation de son nouveau film. Selon des rumeurs à Cannes, un autre directeur non nommé pourrait devenir l’objet d’allégations #MeToo avant la fin du festival. En d’autres termes, les choses sont sérieuses au Festival de Cannes de 2024.

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Ouverture sous le signe de la comédie

Alors quoi de mieux que de commencer avec une comédie ? C’est ce que Cannes a fait mardi soir, en lançant le festival avec The Second Act du provocateur comique Quentin Dupieux, un réalisateur et musicien de 50 ans dont les films tendent vers le tumultueux et le transgressif, pratiquement tous avec une bonne dose d’humour. Il a réalisé des films sur un pneu psychokinétique qui tue les gens (Rubber), un homme qui pense que sa veste en daim lui parle (Deerskin), une mouche géante et les hommes qui essaient de la dompter (Mandibles) et une équipe de super-héros envoyée en retraite de fin de semaine après avoir échoué à tuer une énorme tortue (Smoking Causes Coughing).

Le Nouveau Film de Quentin Dupieux à Cannes

Son nouveau film est moins tiré par les cheveux ; c’est une comédie sur l’industrie du cinéma, et c’est plus une plaisanterie qu’une provocation. Avec une durée enjouée de 82 minutes, c’est aussi léger, ce qui signifie qu’il a dû lutter pour maintenir sa position de point culminant d’une grande cérémonie d’ouverture dans le grand et élégant Grand Théâtre Lumière, et pour la remise cérémonielle d’une Palme d’Or honoraire à Meryl Streep par l’icône française Juliette Binoche, qui n’a pu retenir ses larmes en remettant le prix.

Une tradition de comédies pour l’ouverture du Festival de Cannes

L’idée d’ouvrir ce festival avec une comédie est devenue une tradition pour Cannes. Entre 2019 et 2022 – des moments peu ensoleillés pour Hollywood et pour Cannes, qui a connu une annulation et un report – le festival a ouvert avec trois comédies consécutives : The Dead Don’t Die, la comédie zombie de Jim Jarmusch en 2019, Annette, la comédie musicale déjantée de Leos Carax en 2021, après que COVID ait tué le festival de 2020, et Final Cut de Michel Hazanavicius, un remake d’un film japonais dans lequel tout va de travers alors qu’une équipe tente de réaliser son propre film de zombies.

Un casting cinq étoiles pour une comédie hors compétition

Le choix de « Second Act » de Quentin Dupieux pour ouvrir le Festival de Cannes 2024 a surpris beaucoup de monde. Mais avec son casting prestigieux comprenant Léa Seydoux, Vincent Lindon et Louis Garrel, ce film hors compétition promet d’être une ouverture mémorable.

 

Une comédie qui s’interroge sur elle-même

« Second Act » s’interrogeant sur sa propre place dans le festival. Il y a une scène longue dans laquelle David et Willy se promènent dans un champ en discutant, jusqu’à ce que Willy dise quelque chose qui pourrait être considéré comme insensible envers les femmes trans. Arrête ! dit David, qui pointe la caméra. Nous sommes filmés !… Tu veux que nous soyons annulés ? La conversation se transforme en une déconstruction torturée de ce que l’on peut dire ou non par deux hommes qui s’avèrent être des acteurs qui ont dévié lorsque Willy a décidé d’improviser. Cette conversation est suivie d’une autre entre Florence et son père, qui remet en question le sens même de faire des films romantiques dans un monde chaotique.

Un film sur la réalisation d’un film par une IA

« Second Act » est censé être un film sur la réalisation du premier film jamais écrit et réalisé par une IA. Cela donne lieu à des blagues sur Hollywood, les vrais réalisateurs et l’IA elle-même, qui apparaît à l’écran pour donner des instructions aux acteurs. Le film mélange également violence, humour et surprises, avec des références à la carrière des acteurs et des moments musicaux décalés.

Une ouverture méta mais divertissante

Bien que « Second Act » soit un film méta qui se moque de lui-même et du monde du cinéma, il n’en reste pas moins divertissant. Dupieux ne prend pas les choses au sérieux et le film est plein de moments humoristiques et bizarres. Cependant, certains spectateurs pourraient trouver que le film manque de direction et s’essouffle avant la fin.

À lire également : Greta Gerwig : Présidente du jury Festival Cannes 2024

Auteur

Carla Vitry, actuellement étudiante en en deuxième année en bachelor chef de projets digitaux. Passionnée par l’histoire, la culture asiatique, les langues et l’automatisation (RPA).

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