Adsroid ouvre son infrastructure aux entreprises qui veulent construire leurs propres agents IA publicitaires

Adsroid ouvre son infrastructure aux entreprises qui veulent construire leurs propres agents IA publicitaires

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La plateforme française Adsroid franchit une nouvelle étape avec le lancement de son offre White Label. Les agences, SaaS et entreprises technologiques peuvent désormais utiliser son infrastructure pour développer leurs propres applications et agents IA capables d’interagir avec des comptes publicitaires.

L’intelligence artificielle générative a rapidement trouvé sa place dans l’analyse des campagnes publicitaires. Mais permettre à un agent IA d’aller au-delà de la simple recommandation et d’interagir directement avec des comptes Google Ads ou Meta reste une problématique technique nettement plus complexe.

C’est précisément sur cette couche que Adsroid cherche désormais à se positionner.

La plateforme, initialement développée comme un agent IA dédié à la gestion et à l’analyse des campagnes publicitaires, ouvre aujourd’hui une partie de son infrastructure à des entreprises souhaitant développer leurs propres produits.

Une infrastructure plutôt qu’un simple outil publicitaire

Adsroid propose déjà une API permettant d’intégrer son moteur d’analyse et d’automatisation dans des applications et workflows externes. L’API peut notamment être utilisée avec des environnements d’automatisation comme Make, Zapier ou n8n.

La nouvelle approche va toutefois plus loin.

Avec son offre White Label, l’entreprise permet à une organisation de construire sa propre couche applicative au-dessus d’Adsroid.

L’entreprise cliente conserve ainsi son interface, son expérience utilisateur, son agent et son identité de marque. Adsroid fournit pour sa part une partie de l’infrastructure nécessaire pour communiquer avec les plateformes publicitaires.

L’enjeu est important : au lieu de développer séparément toute la couche Google Ads, Meta Ads, authentification, gestion des comptes, routing et consommation API, une entreprise peut s’appuyer sur une infrastructure déjà existante.

Une architecture pensée pour les environnements multi-clients

L’une des caractéristiques les plus intéressantes du système concerne la gestion des projets.

Une agence peut par exemple avoir une organisation centrale dans Adsroid et plusieurs clients rattachés à cette organisation.

ORGANIZATION
Agency
4 projects
A
Client A Project A
project_a
B
Client B Project B
project_b
C
Client C Project C
project_c
D
Client D Project D
project_d

Chaque projet peut ensuite être associé à ses propres comptes publicitaires.

L’architecture permet notamment d’utiliser une même infrastructure API tout en identifiant le projet concerné grâce à un project_id. La documentation Adsroid prévoit également des contrôles d’organisation et de projet afin qu’un projet ne puisse être utilisé que dans le périmètre qui lui est associé.

Cette approche répond directement à un besoin rencontré par les agences et les SaaS : faire fonctionner une même application pour plusieurs clients sans mélanger leurs environnements publicitaires.

Le contrôle des crédits reste entre les mains de l’organisation

La gestion de la consommation constitue une autre partie importante de cette architecture.

L’organisation principale peut attribuer des crédits différents à ses projets. Une agence pourrait ainsi disposer d’un système de quotas adapté à chacun de ses clients :

Credit allocation
Manage usage limits across your client projects
Total 3,750
Client A project_a
1,000
Client B project_b
500
Client C project_c
2,000
Client D project_d
250

L’intérêt dépasse la simple limitation technique.

Ce système permet potentiellement à une entreprise de construire son propre modèle économique autour de l’infrastructure.

Une agence pourrait inclure un volume d’utilisation IA dans ses forfaits clients. Un SaaS pourrait intégrer des crédits dans ses différents abonnements. Une entreprise pourrait également répartir des quotas entre différentes équipes ou business units.

Adsroid conserve ainsi la gestion de l’infrastructure tandis que l’organisation peut contrôler la manière dont celle-ci est consommée.

La plateforme utilise déjà un système de crédits commun pour ses fonctionnalités API et MCP.

De l’API aux agents IA

Cette évolution s’inscrit également dans les développements récents d’Adsroid autour du Model Context Protocol (MCP).

La société propose aujourd’hui un endpoint MCP permettant à des assistants compatibles de se connecter à différents environnements publicitaires. Adsroid indique notamment proposer plus de 140 outils via son infrastructure MCP.

L’approche est différente selon le besoin.

L’API permet à une application ou à un workflow de programmer des appels vers Adsroid.

Le MCP permet à un environnement IA compatible de découvrir et utiliser des outils publicitaires.

Le White Label ajoute une troisième couche : permettre à une organisation de construire son propre produit ou agent au-dessus de cette infrastructure.

On retrouve donc une architecture en plusieurs niveaux :

YOUR PRODUCT Votre application Agent · SaaS · Interface · UX
INFRASTRUCTURE Adsroid API · Projects · Credits · Routing
ADVERTISING PLATFORMS Google Ads · Meta Ads Advertising accounts and campaigns

Pourquoi cette approche peut intéresser les startups IA

Construire un agent IA spécialisé dans la publicité ne consiste pas uniquement à connecter un modèle de langage à une API.

Il faut également gérer les authentifications, les différents comptes, les permissions, les erreurs API, la structure des campagnes, les données de performance et les actions disponibles sur chaque plateforme.

À cela s’ajoute la problématique du multi-tenant lorsqu’un produit doit servir plusieurs dizaines ou centaines de clients.

C’est cette complexité que les infrastructures spécialisées cherchent progressivement à abstraire.

Dans le cas d’Adsroid, l’entreprise propose déjà une API conçue pour être intégrée dans des applications et des automatisations, avec des réponses structurées et des signaux exploitables par des systèmes externes.

Le White Label pousse donc cette logique jusqu’à l’environnement multi-client.

Une évolution logique du positionnement d’Adsroid

Le lancement marque aussi une évolution du positionnement de la plateforme.

Adsroid continue de proposer son propre produit destiné aux entreprises et agences, avec notamment plusieurs projets, différentes plateformes publicitaires et des fonctionnalités d’IA. Son offre Enterprise prévoit par exemple un nombre illimité d’utilisateurs et de projets ainsi que des intégrations et automatisations personnalisées.

Mais l’entreprise ne cherche désormais plus uniquement à être l’interface utilisée par les équipes marketing.

Elle cherche également à devenir une couche d’infrastructure utilisée par d’autres interfaces.

C’est une distinction importante.

Dans le premier modèle, l’utilisateur vient travailler dans Adsroid.

Dans le second, l’utilisateur peut ne jamais voir Adsroid directement : il utilise l’application d’une agence, d’un SaaS ou d’un autre produit, tandis qu’Adsroid opère en arrière-plan.

Une tendance plus large dans l’IA

Cette évolution correspond à une tendance que l’on observe dans de nombreux secteurs : plutôt que de créer uniquement des applications finales, certaines entreprises cherchent à devenir l’infrastructure spécialisée permettant à d’autres acteurs de construire leurs propres applications IA.

Dans la publicité, cette approche présente un intérêt particulier.

Les plateformes comme Google Ads et Meta Ads disposent de leurs propres APIs et écosystèmes, mais les entreprises qui souhaitent créer une expérience IA multi-plateforme doivent généralement développer une couche d’abstraction supplémentaire.

Adsroid tente précisément de fournir cette couche.

L’objectif affiché n’est donc plus seulement de proposer un agent capable de gérer des campagnes, mais de permettre à d’autres agents de s’appuyer sur la même infrastructure.

Vers une nouvelle génération d’outils publicitaires ?

Le lancement du White Label ouvre ainsi un nouveau cas d’utilisation pour Adsroid.

Une agence peut construire son propre agent pour ses clients.

Un SaaS peut intégrer des fonctionnalités publicitaires directement dans son produit.

Une startup spécialisée dans l’IA peut développer une interface conversationnelle propriétaire.

Une entreprise peut construire ses propres workflows automatisés autour des comptes publicitaires.

Dans chacun de ces scénarios, l’application visible par l’utilisateur peut être totalement différente, tandis que la couche Adsroid reste en arrière-plan.

C’est probablement le point le plus intéressant de cette évolution : Adsroid ne cherche plus uniquement à être le produit utilisé par les équipes marketing, mais aussi l’infrastructure sur laquelle d’autres produits peuvent être construits.

Une architecture qui ressemble davantage à une plateforme

Le passage d’un SaaS à une infrastructure n’est jamais uniquement une question de fonctionnalité.

Il implique de gérer correctement l’isolation des projets, l’authentification, les quotas, les crédits et le routing des requêtes. La documentation actuelle d’Adsroid expose déjà des mécanismes distincts pour les organisations et les projets ainsi que des erreurs spécifiques lorsqu’un projet n’est pas rattaché à l’organisation correspondante.

Avec le White Label, ces éléments deviennent directement exploitables par des entreprises qui souhaitent construire leur propre couche produit.

Une évolution qui pourrait faire d’Adsroid non seulement un outil de gestion publicitaire basé sur l’IA, mais une brique d’infrastructure pour la prochaine génération d’agents IA spécialisés dans le marketing.

Auteur

Jérôme Leroux, 31 ans, est un auteur passionné du monde du gaming, du cinéma et des séries. Originaire de Nantes, il a débuté sa carrière dans le journalisme en tant que contributeur indépendant pour des publications locales.

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